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Bienal Internacional de Arquitectura

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Nouvelles

Cristina Iglesias va créer "une expérience poétique, physique et sensorielle dans le phare de l'île Santa Clara"

  • L'artiste de Saint Sébastien fera connaître les détails de l'œuvre  sculpturale qu'elle est en train de préparer pour le phare de l'île Santa Clara, "qui nous rende plus conscients de conserver la nature et la mer", et dont elle fera don à la ville.
  • Aussi, dans le programme de la Biennale MUGAK, l'architecte américain Alex Anmahian réfléchit sur la nature des frontières. 

Une des plus illustres artistes basques, Cristina Iglesias, a expliqué aujourd'hui au public de Saint Sébastien les détails du projet dans lequel elle est en train de travailler pour transformer le phare de l'Île Santa Clara en une sculpture publique, et qu'on prévoit qu'elle devienne une œuvre emblématique pour la ville. La conférence a lieu dans le cadre des actes de la I Biennale Internationale d'Architecture du Pays Basque MUGAK, organisée par le Gouvernement Basque. Avant elle, l'architecte américain Alex Anmahian a donné une conférence intitulée ‘Superando los límites’ (‘Surmontant les limites’).

Lors de sa conférence Cristina Iglesias a revu son œuvre pour la mettre en relation avec les idées qu'elle envisage d'utiliser pour son travail dans l'île de la Baie de la Concha, et qui ont la mer comme dénominateur commun. "L'idée est de créer une expérience poétique, physique et sensorielle qui nous rende plus conscients de la nécessité de préserver la nature, et surtout la mer", a-t-elle expliqué.

L'artiste a prévu de transformer la maison du phare en une sculpture publique qui va récréer la forme figurée du fond de la Baie de la Concha avec un grand verre en bronze comme sujet principal, et qui reflètera les changements que les marées produisent.

Comme elle a expliqué, "une partie de la pièce va être suspendue à l'intérieur", aussi "une passerelle va construire des points de vue différents aussi bien vers l'intérieur que vers l'extérieur". La pièce aura de  la lumière naturelle provenant d'une série de lanterneaux, et de la lumière artificielle ainsi que du son.

Mme. Iglesias a montré une des premières maquettes dans laquelle elle est en train de travailler pour le phare de Santa Clara et elle a assuré qu'elle veut "une connexion avec l'Aquarium" de Saint Sébastien, qui se trouve face au phare. Pour la réalisation du projet, l'artiste basque va concilier son travail entre ses cabinets de Madrid et Londres, avec des visites à Saint Sébastien. Le procès de transformation du phare se prolongera tout au long de cette année, dans l'idée de l’avoir fini au printemps 2019.

L'artiste de Guipuzcoa, qui a commencé à utiliser l'eau dans ses œuvres en 1997 à Anvers, a revu d'autres travaux réalisés au Prado, à Minas Gerais (Brésil), le centre Botín (Santander), ou le bâtiment Bloomberg à Londres, entre autres. Et aussi à Toledo, où elle a construit un verre similaire à celui qu'elle prépare pour Saint Sébastien. 

La sculpture appartiendra à la ville grâce à un accord souscrit il y a quelques mois entre l'artiste et le maire de Saint Sébastien, Eneko Goia, qui inclut le don de l'œuvre ainsi que de l'ensemble du procès de création et la supervision. Le maire a aussi participé dans la conférence et a expliqué que "l'œuvre de Santa Clara est un coup de génie et ce sera un des principaux monuments de la ville d'ici quelques années. Saint Sébastien sera différente le jour où ce sera terminé".

Mme. Iglesias se joindra ainsi avec son œuvre à l'ensemble artistique du littoral de Saint Sébastien, avec le  ‘Peine del Viento’ (‘Peigne du Vent’)  de Eduardo Chillida, ‘Construcción Vacía’ (‘Construction Vide’) de Jorge Oteiza et la ‘Paloma de la Paz’  (‘Colombe de la Paix’) de Néstor Basterretxea.

Alex Anmahian, ‘superando los límites’ (‘surmontant les limites’)

L'architecte américain Alex Anmahian a donné lors de sa conférence, sa vision sur la nature des frontières.  Sous le titre ‘Superando los límites’ (‘Surmontant les limites’), M. Anmahian a utilisé les limitations que les architectes doivent affronter comme fil conducteur de son discours, donnant comme exemple plusieurs des travaux que son cabinet a réalisés dans différents endroits du monde. "Tous ceux qui travaillent dans mon cabinet, travaillent depuis la provocation, et le terme frontière est complètement en relation avec la provocation" a-t-il expliqué.

Lors de son exposé, M. Anmahian a énuméré quatre des projets dans lesquels son cabinet a travaillé ces dernières années: un centre d'art en Jordanie, un observatoire et un bâtiment pour un institut d'archéologie aux EU, et une tour de bureaux en Turquie.

Invité par le Cluster Habic, l'ensemble d'entreprises basques du secteur de l'Équipement, le Bois et le Design, l'expert a fait allusion aux frontières "comme des éléments inspirateurs et générateurs dans un procès de création".



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