Sou Fujimoto: "La nature et l'architecture sont connectées elles peuvent se fusionner et entrer l'une dans l'autre"
1970 Janvier 1
- L'architecte japonais clôture la semaine inaugurale de la Biennale MUGAK et révise quelques-uns des projets qui lui ont donné une renommée internationale.
- Ce week-end continue l'atelier ‘A fine line: Scenarios of bordering conditions’ avec du matériel envoyé par 13 cabinets d'architecture du monde entier situés dans des zones de conflits.
L'architecte Sou Fujimoto a mis aujourd'hui en valeur la dichotomie entre l'intérieur et l'extérieur, la nature et l'architecture. Dans une conférence face à plusieurs centaines de personnes qui ont rempli les salles aménagées dans le Palais Miramar, avec laquelle la I Biennale Internationale d'Architecture MUGAK a clôturé sa semaine inaugurale, M. Fujimoto a souligné que "la nature et l'architecture sont connectées elles peuvent se fusionner et entrer l'une dans l'autre"
L'architecte a raconté aux professionnels et étudiants comment "en se libérant des noms des noms des espaces, nous avons davantage d'options pour ranger les choses" et, en définitive, de "redéfinir les fonctions de l'espace et le comportement des personnes à l'intérieur de l'espace".
En plus de cette manière de stimuler la créativité, il a remarqué qu'il aime "respecter la tradition d'un endroit où il réalise un projet et lui apporter quelque chose de contemporain", Fujimoto a signalé par rapport au projet L'Arbre Blanc "qu’on peut utiliser des éléments habituels, balcons et pâté de maisons, par exemple, quelque chose de typique, et l'employer avec un usage atypique pour qu'une chose classique soit en même temps totalement différente".
Lors de sa conférence il a révisé quelques-uns de ses projets, des plus petits, une salle de bains avec des murs en verre et vues sur un jardin (c'est une salle de bains publique mais en même temps c'est quelque chose de très privé, c'est un travail à propos des opposés et sur comment on les intègre"), et un autre de grandes dimensions, comme celui qui finalement ne s'est pas matérialisé de Souk Mirage, un espace de 1,2 km de longueur avec un lac dedans.
Le défi d'améliorer la qualité de vie des personnes avec démence
La deuxième journée de ‘La maison dans une société qui vieillit’ a terminé aujourd'hui à Miramar avec six conférenciers qui ont mis en évidence les initiatives de différents pays, ainsi que les défis actuels.
Lone Sigbrand, architecte qui travaille à l'Institut de Recherche du Logement au Danemark Université de Copenhague, a souligné que le "plus grand défi social dans mon pays sont les plus de 80.000 personnes d'une population totale de cinq millions d'habitants, avec démence; seulement 25% ont une place dans une résidence, on ne peut pas construire ces espaces pour tous, mais nous pouvons adapter leurs logements". "Il faut assurer par le design et l'architecture qu'ils se sentent sûrs, encourager leur identité, qu'ils fassent ce qu'ils aiment", a-t-elle expliqué. "La maison exprime qui nous sommes comme personne, si on déménage dans une résidence, on perd le contrôle de l'environnement physique et de l'individualité, il est important qu'à petite échelle, ils sentent qu'ils ont le contrôle, qu'ils puissent laisser leur empreinte dans l'espace et qu'ils reconnaissent leur vie antérieure dans ces espaces", a défendu Mme. Sigbrand, "il est important avant tout de rejeter les éléments qui fassent référence aux hôpitaux et aux appareils d'assistance".
"Il y a de très bons exemples d'architecture pour personnes âgées et de très bons architectes qui les ont réalisés; il paraît que le bon design est incompatible avec ce type de logement et ce n'est pas comme ça", a expliqué Heitor García Lantarón, "on a besoin de logements pour toute la vie". "Si nous pensons que les villes doivent être pour tous, pourquoi continuons-nous de créer des logements pour certains groupes de population en particulier?, s'est demandé l'architecte arrivé de Copenhague.
L'avocat Andrés Labella a donné des indices sur les possibilités à niveau juridique de chercher des formules alternatives, surtout en ce qui concerne le financement du logement, ainsi que la bande étique, le ‘crowdlending’ y le ‘crowdfunding’, ou les alternatives au modèle d'achat ou location.